Dimanche 27 septembre 2009 à 20:58
Il était sept heures du matin. Les gouttes de pluie battaient le carreau, perlaient le long du volet, tombaient drues sur le sol du jeune automne. Rien d'autre ne demeurait que le silence. Elle était loin, l'insouciance. Mais a t-elle déjà été présente ? Les nuées d'obscurité de l'aube se dissipaient, laissant entrevoir un timide rayon clair. Rien n'avait changé. Non, rien ne passe, hormis le temps, sans répit, sans compassion, sans scrupules et sans regrets. Il doit être facile de se laisser porter par l'aiguille de l'horloge de chêne, pourtant, tu en es incapable. L'atmosphère grise de ces tôt matins te manquaient, je le sais. Mélancolie, spleen des feuilles orangées déposées dans le parc désert, et le vent piquant. Une tasse de café, trois tours de clés, une porte claquée, tes pas résonnant sur le pavé, rompant la quiétude de la rue éveillée. Et je me blâme pour ce que j'ai dit, ce que je n'ai pas dit, ce que j'ai fait, ce que je n'ai pas fait. Ca peut être insupportable, tu sais. Ce sentiment dominant d'échouer, de te regarder partir, de ne pas te retenir, ne pas te crier les mots que j'ai si souvent souhaité te dire. Alors, peut-être est-ce le destin, se répétant, tel les mois inscrits sur le calendrier. Leur bonheur futile et puéril te donne la nausée, non, ils ne peuvent pas comprendre. Il était sept heures du matin. Peut-être était-ce la pluie qui firent tomber tes propres perles salées.
Publié par Tais-toi.mon.coeur