Tais-toi.mon.coeur - Fraisy - Avec Firefox les amis .http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.frCowblogfrSat, 19 Dec 2009 11:16:11 +0100180http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/i-don-t-wanna-move-a-thing-2944708.htmlI don't wanna move a thing.
C'est non sans un pincement au coeur que je vous annonce que je déménage.
Mais je ne peux totalement renoncer à cet endroit qui m'a accompagné durant deux ans. Les souvenirs demeurent toujours importants, quoi qu'omniprésents, ainsi, nous verrons bien ce qu'il en advient ... De vous, de nous, je garderais beaucoup je crois et j'aime à le penser.


soupirs-des-nuits.exsay.fr/


http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/kaya07eb3rb8.jpg

 ]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2944708.htmlSat, 19 Dec 2009 11:16:00 +0100http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/i-don-t-wanna-move-a-thing-2944708.html
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/hope-tell-everyone-2918473.htmlHope (tell everyone) .

Tu sais, peut-être que ces mots, si souvent écorchés à mes lèvres, suspendus entre deux ternes et poussiéreuses réalités, restent mieux enfouis et étouffés dans ma gorge. Il fut des jours et des nuits, où je t'observais malicieusement, allongée sur l'herbe, au bord du monde, au bout de la terre, au creux de la vie. Tu ne dois pas te souvenir. Et ces instants précieux où nous courrions à travers champs, insouciant, inconscient, dos au soleil couchant. Il ne reste de ton souffle que la buée des vitres glacées, qui disparait lentement, mots prématurément achevés. Je t'aurais aimé si tu l'aurais voulu. Les étoiles se reflétant au bord d'une nuée brillent dans tes yeux par ricochet hasardeux. Je ne crois en rien, excepté ces douces soirées assombries par l'apparition de l'hiver. Et en toi, aussi, un peu. Peut-être devrais-je te conjuguer au passé. Oui, à l'imparfait. J'étais, tu étais, il était, nous étions. Nous sommes à présent aussi insaisissable qu'une brise de vent, parcourant la distance, le temps et l'espoir. Et je souhaiterais changer, me modeler à ta façon, oublier la mienne, oublier, recommencer, à la coïncidence de l'alizé. Je fus toujours trop peureuse, je crois. Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.
Attrape simplement ma main.



http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/CoeurdePiratecoeurdepirate2.png
 
]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2918473.htmlThu, 15 Oct 2009 21:07:00 +0200http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/hope-tell-everyone-2918473.html
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/babe-i-m-gonna-leave-you-2911276.htmlBabe I'm gonna leave you.

Il était sept heures du matin. Les gouttes de pluie battaient le carreau, perlaient le long du volet, tombaient drues sur le sol du jeune automne. Rien d'autre ne demeurait que le silence. Elle était loin, l'insouciance. Mais a t-elle déjà été présente ? Les nuées d'obscurité de l'aube se dissipaient, laissant entrevoir un timide rayon clair. Rien n'avait changé. Non, rien ne passe, hormis le temps, sans répit, sans compassion, sans scrupules et sans regrets. Il doit être facile de se laisser porter par l'aiguille de l'horloge de chêne, pourtant, tu en es incapable. L'atmosphère grise de ces tôt matins te manquaient, je le sais. Mélancolie, spleen des feuilles orangées déposées dans le parc désert, et le vent piquant. Une tasse de café, trois tours de clés, une porte claquée, tes pas résonnant sur le pavé, rompant la quiétude de la rue éveillée. Et je me blâme pour ce que j'ai dit, ce que je n'ai pas dit, ce que j'ai fait, ce que je n'ai pas fait. Ca peut être insupportable, tu sais. Ce sentiment dominant d'échouer, de te regarder partir, de ne pas te retenir, ne pas te crier les mots que j'ai si souvent souhaité te dire. Alors, peut-être est-ce le destin, se répétant, tel les mois inscrits sur le calendrier. Leur bonheur futile et puéril te donne la nausée, non, ils ne peuvent pas comprendre. Il était sept heures du matin. Peut-être était-ce la pluie qui firent tomber tes propres perles salées.



http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/35364399188578cfa38e2.png

 
]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2911276.htmlSun, 27 Sep 2009 20:58:00 +0200http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/babe-i-m-gonna-leave-you-2911276.html
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/vanite-2887829.htmlVanité.

" Que chacun examine ses pensées. Il les trouvera toutes occupées au passé ou à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent, et si nous y pensons ce n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir. Le présent n'est jamais notre fin. Le passé et le présent sont nos moyens: le seul avenir est notre fin. Après, nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais. "


*


http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/33a43vb2.png

]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2887829.htmlSat, 08 Aug 2009 19:33:00 +0200http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/vanite-2887829.html
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/how-could-you-be-so-heartless-2883274.htmlHow could you be so heartless ?
Adieu à tes yeux, là où leur reflet était horizon utopique, là où ton nom brillait tel le soleil d'été, de ses rayons paresseux. Tout semblait si étonnamment plaisant, l'aiguille de l'horloge de chêne sonna le glas de tes candides espérances tracées au fusain.
Elle fut si loin l'Arcady.

Des parallélismes de poussiéreuses bibliothèques, des chatons réclament avidement du lait, ta voix résonnant étrangement sur le sol froid, la lueur discrète des flammes d'une bougie colorée dessinant des ombres chinoises sur la toile blanche, tes doigts fin trainant poétiquement sur les touches bicolores.
Rien ne viendra troubler le confort de l'indifférence dans lequel tu reposes.
Seules tes pensées embuées vinrent frapper à la porte des rêves brisés. Surpopulation boulevard of broken dreams.
Malgré tout, malgré nous, l'oubli demeure l'impossible. Finalement, réaliser à quel point tout nous oppose à présent fait bien plus mal que la distance passée. Les désillusions transpercent la peau, plus profondément que les espoirs lâches et vains.

Je pensais nous reconnaitre. Comme si tout ceci n'avait jamais existé. Mais, je t'observe, et je ne vois qu'hier.
Et tu sais, il est probable que je ne te regrette pas sincèrement, mais plutôt celle que je fus à tes côtés.
Tu as disparue dans la clarté d'un matin d'hiver, et plus rien ne te ramènera. Tu n'es plus mienne, dorénavant.
Elle fuit si loin l'Arcady.



http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/22465124571.jpg


 
]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2883274.htmlWed, 29 Jul 2009 00:21:00 +0200http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/how-could-you-be-so-heartless-2883274.html
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/are-you-happy-now-2868616.htmlAre you happy now ?

Je suis encore là . Insignifiante enveloppe charnelle . Tout semble si vide . Du blanc, du blanc, du noir, rêves Désillusoires . D Majuscule, tracé lentement à la plume , flottant tendrement autour des lignes d'une acrobatique subtilité . Ecume argentée du soir, ton souffle résonne à la porte de l'imaginaire violemment arraché à ton désir immature . Demeurent les doutes, demeure la déréalisation, demeure la dépossession . Grinçant, brûlant, traînant un soupir déchirant . Je ne sais pas, je ne sais plus, je n'ai jamais su, je ne saurais jamais . Je ne vous dirais pas que je m'arrache à l'écriture, non, la vérité est que l'écriture s'arrache à moi . Lentement, précautionneusement, cela en est encore plus douloureux . Vous savez, la simple impression de ne plus y arriver, de rester si faible face à l'enchevêtrement des lettres sur le papier vierge . Les mots étaient des compagnons doux, compréhensifs, une présence invisible mais forte, discrète mais essentielle .
A présent, je suis désespérément seule.




http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/snapshot200906112056312copy-copie-1.png


[ Elle est revenue en force il y a quelques semaines . De toute façon, elle n'a jamais été bien loin . Et simplement cela est déjà un réconfort . ]


ܤ Mylène Farmer - California




]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2868616.htmlMon, 29 Jun 2009 20:43:00 +0200http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/are-you-happy-now-2868616.html
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/c-etait-donc-ca-etre-adulte-avoir-un-compteur-qui-affiche-de-zero-a-deux-cent-dix-et-ne-jamais-faire-que-du-soixante-2853799.htmlC'était donc ça, être adulte. Avoir un compteur qui affiche de zéro à deux cent dix, et ne jamais faire que du soixante.
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/39724156p2.png

J'aime entendre la pluie battre les carreaux. Sentir la pluie chaude. C'est merveilleux la pluie chaude. Des perles de pluie humides, sous un ciel d'été rose pamplemousse, et mes pieds rencontrant le béton délicieusement tiède du balcon perdu dans l'infini de la nuit. Rien n'est mieux que les nuits d'été, que cet air suspendu entre deux temps et deux réalités ridiculement pathétique . 
Mais l'horloge, oui, elle nous rattrape toujours, de ses aiguilles binaires menaçantes . Les rêves, ce ne sont que des espoirs brisés en mille morceaux, disais-tu . Non, ça, c'est la déception, c'est ça que je t'ai répondu, t'en souviens-tu ? Surement, car c'est alors que tu m'as rétorqué, Ouais bah ça revient au même .


"Tu sais, y'a deux trois trucs que tu m'as jamais demandé et que je regrette. J'aurais été cap. Manger des fourmis, insulter les chômeurs qui sortent de l'anpe, t'aimer comme un fou ."

ܤ Louis Armstrong - La vie en rose.
]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2853799.htmlSun, 31 May 2009 21:35:00 +0200http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/c-etait-donc-ca-etre-adulte-avoir-un-compteur-qui-affiche-de-zero-a-deux-cent-dix-et-ne-jamais-faire-que-du-soixante-2853799.html
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/i-used-to-live-alone-before-i-knew-you-2851867.htmlI used to live alone before I knew you .
Il y avait tout ça, jadis, qui passait, passait d'un monotone insolent . Mais voilà, tu étais là, et cela me semblait infini. Si tu pensais que la vie était une savoureuse dégustation de saveurs, tel la glace à l'eau de l'été, les fraises toutes rouges du printemps, les châtaignes grillées de novembre, le thé de noël, tu ne songeais aucunement à l'overdose, non. Le défilement insatiable des saisons succombait, limpide, à l'attente enjouée du renouveau . J'aperçois ton sourire, à la porte d'entrée, tes phalanges claqueter en rythme ternaire allègrement près du verrou . Je me souviens de ce temps où l'appréhension ne tordait pas mon ventre en tas de petits noeuds irréversibles. Ou s'il se trouvait incidemment être le cas, tu les défaisais, précautionneusement, de tes mains agiles de petite fée d'une ancienne époque . Les couleurs auburn empourpraient le décor par touches impressionnistes d'une réjouissance hebdomadaire . Les étalages sans fin portant des reliures épaisses s'amoncelaient par dizaines, et demeuraient immobiles au passage de mes doigts transparents .
Plus tôt dans la journée, un passage aléatoire devant ce modeste et déchu bar me donna la nausée, et venue avec elle, la réflexion de ce comptoir de bois, ces chaises de fer, ces rires gras et faux, les mêmes que les tiens. Je ne sais pas si tu t'en souviens. Moi, en tout cas, je pensais avoir oublié. Oublié à quel point je te haïssais, car il me semble qu'à présent, seule l'indifférence reste à l'évocation de ton nom si souvent tourné en dérision. Puis en réalité, il est probable que ce ne furent là que faux-semblants . Oui, peut-être qu'il est de ces détails qui ne s'effacent pas . Oui, peut-être ne le saurais-je jamais, mais est-il possible que je subisse les conséquences de tes actes immatures ? Moi qui souhaitais ne rien garder de toi . Rien n'est plus difficile, j'aurais pu le deviner. J'aurais du . Au lieu de conserver des détails triviaux, ceux qui par exemple n'appartiennent qu'à elle, tels son odeur, le son crépitant de son rire, ceux étant soigneusement enfermés dans la boite à souvenir, je ne conserverais que ton ombre; contre-exemple, tu vois .


Grandir est ce qui se produit sournoisement lorsque l'on se rend compte que le futur, pas plus que le présent, jamais ne sera à la hauteur des temps conjugués au passé .


http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/n50403342428287621652.png

ܤ Comme des enfants - Coeur de pirate


]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2851867.htmlWed, 27 May 2009 21:59:00 +0200http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/i-used-to-live-alone-before-i-knew-you-2851867.html
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/nous-n-oublions-jamais-quelqu-un-nous-apprenons-a-vivre-sans-2839224.htmlNous n'oublions jamais quelqu'un; nous apprenons à vivre sans .

J'ai tout gâché entre nous. Je m'en rends bien compte. Je ne suis pas stupide, tu sais. Peut-être l'étais-je à cette époque. Peut-être me suis-je quelque peu perdue sur le chemin.
Je pensais naïvement que ça irait mieux, au fur et à l'usure du temps, mais ce n'est pas le cas. Bien au contraire, ça demeure encore si douloureux. J'ignorais telle une imbécile qu'il n'y avait pas de cicatrisation pour les douleurs du coeur. Quelle conne. J'attendais simplement un geste, un mot, un sourire de ta part. N'importe quoi, quelque chose qui aurait pu me sauver de la noyade. Quelque chose qui m'aurait retenu de tourner les talons.
Tu es restée immobile, et le temps a langoureusement passé.
Moi, je ne t'oublie pas.


http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/LEIGHTONBYSofiaCoppola2.png


Et putain, qu'est ce que tu me manques.
 
]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2839224.htmlFri, 08 May 2009 23:59:00 +0200http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/nous-n-oublions-jamais-quelqu-un-nous-apprenons-a-vivre-sans-2839224.html
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/je-n-avais-pas-vu-que-tu-portais-des-chaines-a-trop-vouloir-te-regarder-j-en-oubliais-les-miennes-2834960.htmlJe n'avais pas vu que tu portais des chaines, à trop vouloir te regarder, j'en oubliais les miennes .

De son ombre furtive, elle chuchotait mon nom dans la pénombre. Et ça me suffisait. Et je m'en contentais, car à force d'échecs, je comprenais que nous possédons jamais rien, autre que nous-même au long du chemin.

Une fois n'est pas coutume, nous ne parlerons pas de moi . Plutôt d'elle . Peut-être est-ce comme cela que je préfère la définition de l'amitié, au fond. Devoir tout le temps, plein de trucs à quelqu'un, ce n'est pas fait pour moi. Je m'en rends bien compte à présent que ma peau est entaillée de déception.
Peut-être que son indépendance fut ce qui me plût en elle. Car c'est effectivement d'une précision exacte ce que je tente de combattre chez moi. La dépendance. N'est-ce pas ce qui se fait de plus stupide ? La dépendance des gens, bien entendu. C'est bien pire que tout le reste.

Peut-être est-elle en réalité exactement celle dont j'ai besoin, mais j'ai seulement souhaité le renier tout ce temps, car ses ressemblances troublantes avec mon histoire, sa liberté, sa lucidité m'effrayaient car elles mettaient en lumière mes propres faiblesses. Il semblait alors bien plus facile de placer tout espoir et histoire avec mon exact opposé. Sans problème apparent, une vie parfaitement parfaite. Une illusion dorée par ricochet.

Nous n'avons besoin de nom enfantin, de définition candide, sa vision du monde, nos longues discussions valent bien les discours futiles. Peut-être est-ce là que la réelle amitié.



http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/images/blakeleighton12.png

Cours au loin, tu sais que je t'attends. Ne te l'aie-je pas dit ? Mon amie, tout semble irréel. Tu sais, je me disais que notre propre vision du monde, notre propre réalité devrait suffire. Mais rien ne suffit jamais. Tu dois bien le savoir. Rires amers, rires acides, rires d'un temps révolu. J'aurais voulu que ce soit suffisant. Ne demeure t-il à présent que la déchéance ? Suis-moi, tout ira mieux. Nous nous cacherons les yeux, nous boucherons les oreilles, tout ira mieux. Nous nous contenterons de notre douce utopie, celle qui te dépose de minuscules rides au détour du regard.


 

ܤ  Wo bist du (Mama) - Lafee
]]>
http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/commentaires-2834960.htmlFri, 01 May 2009 22:15:00 +0200http://tais-toi.mon.coeur.cowblog.fr/je-n-avais-pas-vu-que-tu-portais-des-chaines-a-trop-vouloir-te-regarder-j-en-oubliais-les-miennes-2834960.html